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Chronologie des stratégies géoéconomiques


L’évolution du P.I.B. des continents


Depuis plus de deux siècles, l’évolution du P.I.B. des continents témoigne de l'influence des mondialisations comme de la géoéconomie sur la création de richesses. Par exemple, depuis le premier choc pétrolier, la part du P.I.B. de l'Asie hors japon augmente manifestement. Or, c'est sur ce continent que les stratégies communes, avec la graduelle libéralisation du commerce chinois, sont les plus présentes. Du coup, la question se pose : les économies dans lesquelles les États s'engagent aux côtés des entreprises seraient-elles les plus performantes ? Peut-être. C'est pourqoi il importe de bien en connaître l'histoire pour mieux en maîtriser les enjeux.


On distinguera deux grandes périodes chronologiques

1 - Les continentalisations
2 - Les mondialisations



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Les
continentalisat°





Les          
mondialisat°  





Au début du troisième millénaire de l’ère commune, la mondialisation est entrée dans une phase très particulière dite de la globalisation financière dont l’origine nous est parfois présentée comme celle des grandes découvertes, qu’elles soient géographiques ou scientifiques, voire des progrès humains, politiques ou philosophiques. Pourtant, cette argumentation pourrait être reconsidérée, tant cette saga contemporaine, qui ne repose que sur quelques savoirs antiques, élude la logique de la transmission des connaissances. En effet, depuis le Paléolithique, celle-ci gouverne l’Évolution de sorte que la conceptualisation soit le principe à toute production.

Or, certains des crédos de l’ethnocentrisme financier s'en désintéressent, sans savoir si l’Homme moderne n’a pas cherché à profiter au mieux de son surplus avant d’en initier un quelconque commerce. Car depuis quand l’homme sait-il ? Sait, entre autres, que la terre est suffisamment ronde pour en faire le tour, qu’elle se compose aux trois quarts de surfaces océaniques et que l’on a beau la tourner de tous côtés, dans toutes les directions, d’est en ouest, du nord au sud, le continent américain trône toujours au centre de cette hydrosphère. Ce pyrrhonisme s’installe à fortiori si l’on compare les réussites du Paléolithique à celles de notre système économique. Car comment nos sociétés d’économie de production, si performantes, auraient-elles pu attendre les derniers siècles pour simplement découvrir un continent américain que les chasseurs-cueilleurs auraient peuplé en quelques milliers d’années ? Certains rêvent peut-être de nous faire oublier que la continuité est la règle, quand la rupture n’est qu’exceptionnelle.

En revanche, ce terrain pourrait être idéal à une brève histoire de géoéconomie qui, telle une boussole économique, nous dévoilerait les stratégies communes des institutions, privées et publiques, dévolues à l’administration des populations. En fait, cette autre mise en lumière de la mondalisation, aujourd’hui encore méconnue, révèlerait sa toute première histoire dès le Néolithique, avant l'émergence des civilisations. Celles-là mêmes que la globalisation n’hésite pas à blâmer lorsqu’elle oublie que leur disparité géographique ne les a jamais empêché d’entretenir quelques réciprocités. Du reste, au moment où les altermondialistes, qu’ils soient black blocs, gilets jaunes ou populistes ne semblent avoir que l’opposition comme proposition, et face à une incertaine spirale mondiale, parfois conflictuelle, il nous serait peut-être utile de mieux comprendre les possibles et paisibles continuités entre tous ces systèmes pour éviter ceux qui en avaient turpidement profité dans la première moitié du XX ème siècle… C’est dire si la géoéconomie serait un allié précieux dans la recherche d’indices ou de preuves capables d’établir une nouvelle chronologie des mondialisations en ne la confondant pas avec la seule globalisation.